Et Napoléon tu ne connais pas cher Lazard ?
Et voilà un article sur le rôle de la France et de sa révolution par rapport à la révolution chinoise :
Les débuts du Parti communiste chinois
C'est dans la concession française de Shanghai qu'a lieu, en juillet 1921, l'événement considéré comme l'acte de naissance du Parti communiste chinois, son premier congrès. Ce n'est pas un hasard : Shanghai, ville de forte concentration ouvrière et place-forte du capitalisme, foyer de rassemblement d'intellectuels modernistes au lendemain de la seconde guerre mondiale, est le laboratoire où peuvent naître et se développer les mouvements révolutionnaires. Le régime des concessions, par la relative protection qu'elles offrent, permet en outre à ces théories de s'exprimer avec plus de liberté. Les principes de démocratie, de droits de l'homme, les idéaux de la révolution française y sont revendiqués par la jeune intelligentsia, qui dénonce en même temps la présence étrangère.
La direction du PCC s'installe donc dans la concession, et particulièrement, son secrétaire général, Chen Duxiu, professeur de littérature francophile, converti au marxisme en 1920.
Cependant la tolérance dont les autorités françaises font preuve n'est pas sans arrière-pensée ni restriction. D'une part, et selon une remarque du consul lui-même, " cette solution permet à notre police de se tenir au courant des faits et gestes des communistes chinois et de leurs relations avec leurs camarades de l'Internationale ". D'autre part, la libre expression politique trouve sa limite dans les fonctions de maintien de l'ordre et de la sécurité publique assumées par les services municipaux.
Ainsi le premier congrès du Parti communiste et ses activités n'échappent-ils pas à la surveillance policière. Chen Duxiu, qui tient dans sa maison de la rue Vallon, une école de langues tenant lieu d'officine de traduction et de diffusion de textes émanant du Komintern et passant pour subversifs est l'objet d'une dénonciation et arrêté le 4 octobre 1921 puis en 1922. Grâce aux appuis dont il bénéficie de la part, notamment, il sera l'objet d'une clémence relative de la part des autorités françaises. Surtout, ses activités et celles de ses compagnons suscitent la sympathie des intellectuels français compagnons de route du Parti communiste, tel l'écrivain Henri Barbusse qui lui propose de participer au mouvement Clarté .
Par ailleurs, Chen Duxiu est l'un des inspirateurs du mouvement travail et études qui, dès 1919, permet à 2 à 3000 étudiants-ouvriers - parmi lesquels les deux fils de Chen Duxiu - de s'embarquer vers Marseille. Le mouvement souffre des mauvaises conditions économiques en France à cette époque et il se termine assez mal en 1925. Le 30 mai, la police de la concession internationale a tiré sur un cortège de manifestants qui soutenaient les ouvriers en grève d'une filature japonaise de la banlieue ouest de Shanghai, faisant 13 morts et déclenchant la colère à travers tout le pays et un mouvement révolutionnaire préfigurant les évènements de 1927. A Paris, les étudiants chinois soutiennent le mouvement, obtiennent l'appui des communistes français, lancent des appels à l'insoumission aux marins envoyés par la France pour protéger la concession. Mais, ayant pénétré de force dans les locaux de la Légation de Chine à Paris pour protester contre le refus d'une autorisation de tenir un meeting, ils sont expulsés ou partent d'eux-mêmes pour rejoindre le centre révolutionnaire qu'est devenu Shanghai. Parmi eux, des leaders - et non des moindres - de la révolution chinoise : Shou Enlai ou Deng Xiaoping, pour lesquels le séjour en France, malgré ses dificultés, a joué le rôle d'apprentissage.
Extrait d'un discours de Hu Jintao de 2004
Au XVIIIe siècle, Voltaire et Montesquieu, penseurs français des Lumières, ont fait des descriptions fascinantes sur la Chine du point de vue de l'éthique, de la morale, de la science, de la technologie et des us et coutumes, dans leurs oeuvres qui ont fait époque. Sous l'impulsion de ces savants et philosophes français, il y a en Europe un engouement pour la Chine qui a duré un demi-siècle. A partir du XIXe siècle, lorsqu'on se mettait, en Orient, à l'école de l'Occident, la civilisation française a été présentée en Chine sur une grande envergure. C'est alors que les oeuvres des grands maîtres français comme Voltaire, Montesquieu, Jean-Jacques Rousseau, René Descartes, Victor Hugo, Honoré de Balzac et Alexandre Dumas père ont été traduites et retraduites en chinois, qui ont été d'importantes vitrines par lesquelles les Chinois ont pu connaître l'Occident. La Révolution française a beaucoup inspiré le peuple chinois dans sa lutte à l'époque moderne contre le régime féodal autoritaire. Au début du XXe siècle, un grand nombre d'étudiants chinois, animés de l'ambition de sauver la nation, sont partis pour la France, à la recherche de la voie de transformation pour la Chine et des sources d'inspiration idéologiques et artistiques modernes. Parmi eux, il y avait non seulement Zhou Enlai, Deng Xiaoping et Chen Yi, futurs dirigeants éminents de la révolution chinoise, mais aussi Ba Jin, Qian Zhongshu, Xu Beihong et Xian Xinghai, grands maîtres de la littérature et de l'art chinois. Ce long processus d'échanges et d'inspiration mutuels entre les cultures chinoises et françaises a jeté une base solide pour le développement de l'amitié entre les deux peuples et des relations entre les deux pays.
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Au début du XXe siècle séjournèrent à Montargis, dans le Loiret, de jeunes intellectuels chinois venus « étudier et travailler ». Ils avaient pour nom Zhou Enlai, Li Fuchun, Li Weihan, ou encore Chen Yi. Une fois rentrés dans leur pays, ils allaient lancer la révolution.
C'est à Montargis que ces jeunes gens découvrirent, au contact des syndicats ouvriers, les idées marxistes, comme d'autres futurs leaders de la révolution communiste, Ho Chi Minh ou Pol Pot, qui étudièrent aussi, un peu plus tard, dans la patrie des droits de l'homme.
L'importance de ce séjour dans la formation de ces jeunes révolutionnaires est telle que, dans la mémoire officielle et les livres d'histoire du pays, Montargis apparaît comme un des berceaux de la Chine nouvelle.
A partir de 1912 - le mouvement fut initié par Li Shizeng, un scientifique attiré par l'Occident, ami de Sun Yatsen, président de la jeune République chinoise, qui vint le visiter à Montargis - près de deux mille étudiants, issus des classes moyennes, y compris des jeunes femmes, résidèrent en France, jusqu'en 1927, dont quelque quatre cents à Montargis. Ils furent ensuite les cadres de la révolution chinoise, mais certains devinrent également de grands ingénieurs ou des artistes de renom, comme l'écrivain Ba Jin, qui fut un des derniers à faire le voyage français.
Près de Montargis, à l'usine de Langlée d'Hutchinson, dans l'atelier de fabrication des galoches, un jeune homme, âgé de 16 ans, nommé Teng Hihien - il deviendra fameux sous le nom de Deng Xiaoping - s'attira les foudres patronales.
« Refuse de travailler, ne pas reprendre », peut-on lire sur la fiche le concernant, datée de 1923, qui a été retrouvée dans les archives de l'usine et communiquée aux historiens chinois. Le futur premier Chinois résida en France de 1920 à 1926.
Un parcours touristique, grâce à une série de panneaux installés à l'entrée des logements ou des collèges qu'ils fréquentèrent, permet aujourd'hui de relire ce passé insolite de Montargis.
Dans le parc Durzy, on peut encore voir le bassin romantique, flanqué d'un cyprès nain, auprès duquel se réunissaient ces jeunes idéalistes, autour de leur leader charismatique, Cai Hesen, et de sa compagne, Xiang Jinyu, dont le programme était de « sauver la Chine et le monde ».
Le 13 août 1920, Cai Hesen posta de Montargis, dit-on, à son ami Mao Zedong - celui-ci ne vint jamais en France - une lettre proposant la création d'une formation politique qui pourrait s'appeler le Parti communiste chinois.
Celui-ci naquit à Shanghaï, le 1er juillet 1921. Cai Hesen, que Mao respectait, disparut dans la tourmente révolutionnaire en 1931. Xiang Jinyu, morte en 1928, fut la première femme à ouvrir une école en Chine. Le collège du Chinchon, où elle étudia à Montargis, était dirigé à l'époque par une institutrice qui fut la mère de l'agronome René Dumont. Ce dernier écrivit plus tard, après plusieurs voyages, des ouvrages sur l'agriculture chinoise. « Beaucoup de Chinois savent que la France, ses idées, notamment celles de la grande révolution française, ont exercé une influence non négligeable sur un nombre important de futurs dirigeants chinois », a déclaré le ministre Liu Zhiming, en inaugurant le 20 janvier ce parcours touristique.
L'objectif de l'association Amitié Chine-Montargis, qui a eu l'initiative du projet, et de l'agglomération de Montargis, qui l'a réalisé, est d'attirer en priorité des touristes chinois. De multiples personnalités de la Chine d'aujourd'hui ont déjà réalisé le « pèlerinage » de Montargis. Les responsables espèrent que les voyagistes programmeront ce « retour aux sources » dans leur itinéraire sur le sol français, entre une visite à Versailles et à Chambord. Deux cent mille touristes chinois ont visité la France en 2004. Un chiffre qui devrait exploser, selon les prévisions.
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Sommes nous donc si méprisable et sans honneur ?
Et comme disent les chinois :
Comment quelqu'un qui n'est pas français peut prétendre comprendre notre culture millénaire ?
Enfin en dehors de ça je suis attristé de voire cette colère envers la France, on est surement le pays occidental dont l'histoire et la culture se rapproche le plus de celle de la Chine, pourquoi tant de haine ?